Le saviez-vous ?

Draguer vs séduire : il n’y a que les imbéciles pour confondre, par Wesley

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La séduction telle que définie et prônée par les sites de qualité s’inscrit dans un ensemble d’attitudes consistant à acquérir et cultiver les qualités qu’un homme séduisant est censé posséder aujourd’hui. Un homme séduisant avec les femmes a toutes les chances d’être également perçu comme tel au sein de sa sphère professionnelle, amicale et familiale. D’ailleurs, en affaires, on parle bien de séduire au sens de persuader, n’est-ce pas ?

Cet ensemble de qualités comprend notamment le fait d’assumer sa masculinité (sa part de H) – dans une société de plus en plus féminisante (c.a.d où les valeurs F sont jugées plus progressistes, et donc meilleures pour l’avenir de tous). S’y ajoutent les valeurs universelles que sont le respect, la loyauté et la gratitude envers autrui. On retrouve également l’immanquable sens de l’humour, révélateur d’une certaine intelligence sociale.

La principale différence entre l’homme séduisant et le « dragueur » se manifeste en termes de perception du rapport aux femmes. Le premier inclut la séduction naturellement dans sa vie, tandis que le second en fait un domaine spécifique qu’il dissocie de tout le reste.

A quoi reconnaît-on un homme séduisant ?

Etre un homme séduisant, c’est :

  • Apporter de la valeur en premier, plutôt que d’essayer d’en extirper à l’autre ;
  • Devenir intéressant en commençant par s’intéresser (réellement) à l’autre, au lieu de vouloir se rendre intéressant à tout prix ;
  • Partager un bon moment en vivant dans l’instant présent, plutôt que d’être obnubilé par le résultat et la prochaine étape du « jeu de séduction » ;
  • Penser en termes de qualité de l’interaction, à l’inverse de penser en termes de quantité ;
  • Accorder de l’attention à sa juste valeur (si la personne en face la mérite et qu’elle nous plaît vraiment), en opposition à sur-jouer ;
  • Etre spontané et ne pas calculer le déroulement d’une interaction : les filles le sentent

Valeurs intrinsèques vs artefacts

De la même manière qu’on ne décide pas d’être (ou ne pas être) attiré par la jolie brune aux yeux verts et aux ravissantes courbes qui vient de passer, une femme ne choisit pas d’être attirée par un homme ou un autre. Elle le devient malgré elle, point. Car si l’attraction masculine s’apparente à un interrupteur on/off principalement basé sur des critères physiques, l’attraction féminine est quant à elle comparable à un bouton progressif. Pour une femme, les critères d’attraction correspondent aux qualités que son subconscient considère comme « séduisantes » chez un homme. Oui, il est bien question du subconscient.

Demandez à une femme ce qu’elle trouve attirant chez un homme ; vous n’obtiendrez que très rarement des réponses pertinentes.

Pour poursuivre sur ce parallèle, une femme naît et grandit avec un physique intrinsèque sur lequel elle n’a que relativement peu d’incidence – hormis le sport et une bonne nutrition (nous ne parlerons pas ici de chirurgie esthétique). Néanmoins, la femme peut mettre son physique en valeur grâce à des artefacts connus sous le nom de maquillage et vêtements. La brune citée précédemment peut être intrinsèquement attirante ET bien savoir mettre son physique en avant.

Un homme possède des valeurs intrinsèques (décrites en début d’article) et peut lui aussi utiliser des artefacts, dont les techniques de séduction font partie. Tout comme le maquillage et les vêtements pour une femme, un abus ou une application maladroite de « techniques » rend le processus d’attraction contre-productif car forcé et dénaturé. Etes-vous personnellement plus attiré par une femme naturellement belle ou par une femme ultra maquillée et habillée de façon provocante ?

Evoluer vers l’homme que l’on souhaite devenir

Pour l’homme comme pour la femme, il est plus facile d’user (et d’abuser) d’artefacts pour séduire. Le souci, c’est que ceux-ci ne font illusion qu’un temps. Le maquillage aura disparu au réveil, tout comme les routines et autres phrases d’accroche prêtes à l’emploi. Il est clair que faire évoluer sa valeur intrinsèque relève d’un exercice sur le long terme. Raison par exemple pour laquelle MasculinSingulier est un blog homme qui n’apprend pas à séduire.

La valeur intrinsèque se mesure à nos attitudes (posture, allure, état d’esprit) et nos comportements (actions, humeur). Vous remarquerez que les attitudes correspondent à des traits de personnalité ancrés de manière durable, tandis que les comportements sont temporaires. L’attitude influe sur le comportement et inversement. Ainsi, nos actions au quotidien ont une incidence sur notre attitude dans sa globalité. Si vous êtes souvent de bonne humeur, cela aura une influence positive sur votre état d’esprit et votre posture.

Pour en revenir à la spontanéité (évoquée au début de l’article), il s’agit de l’un des traits de personnalité de l’homme séduisant, qui agit selon ses envies. Spontanément, n’importe quel homme aimerait aborder une femme par laquelle il est attiré, lorsque le contexte et la situation s’y prêtent favorablement. Or, dans l’immense majorité des cas, il ne le fait pas, ou mal. C’est là où le bât blesse. On se retrouve face à deux grandes tendances. Il y a ceux qui n’osent jamais briser la glace et qui attendent désespérément que la première venue – aussi peu à leur goût fût-elle – leur tombe dans les bras. Et il y a ceux (moins nombreux) qui se transforment en pilote automatique abordant tout ce qui bouge lorsque leur mode « drague » est activé.

J’en parlais avec un groupe de filles récemment, et elles m’avouaient qu’elles avaient tendance à partir avec un a priori négatif lorsqu’un homme daignait les aborder. Pourquoi ? Car trop de mecs inintéressants avaient essayé de les « pécho » de manière inadéquate voire grossière. Et ceux par lesquelles elles sont attirées ? Paraît-il qu’ils n’osent pas venir leur parler…

(Ré)apprendre à devenir spontané est donc primordial pour devenir un homme séduisant. Pour cela, la clé du succès se situe dans l’équation suivante : privilégier l’intention en faisant preuve de détachement vis-à-vis du résultat.

L’idée, c’est d’apporter sa propre valeur à la personne que l’on aborde, sans rien attendre en retour. Cela se construit jour après jour, en commençant par être social avec son voisin, la caissière, la personne devant soi dans la file d’attente, etc.

Wesley

C'est pour remettre à l'honneur la transmission père-fils que Stéphane Edouard s'était donné pour but d'en faire son premier livre. Devant la fin de non-recevoir de son éditeur, il l'eut mauvaise et nourrit l'espoir d'un site où les hommes pourraient se rappeler les savoirs oubliés qui définissaient la masculinité. Au passage il en profiterait aussi pour partager sa passion pour la haute- fidélité des années 70, le Mercedes Classe G et la cuisson des pâtes fraîches qui doit se terminer dans la sauce (et non l'inverse).