Le saviez-vous ?

Les 10 principes du design, par le plus célèbre Designer

Dieter Rams et ses 10 principes du design

J’ai déjà cité plus que de raison la phrase de David Hume dans son analyse des critères de goût :

Si la vérité artistique est affaire d’opinion, certaines opinions ont plus de poids que d’autres, parce que leurs tenants ont une plus grande expérience des œuvres et des genres en question, ce qui leur permet de faire des discriminations plus subtiles et aisées à justifier. Ils sont plus au fait des conventions qui ont présidé à la réalisation des œuvres, parce qu’ils suivent de plus près ce qui se passe dans le domaine considéré.

Intéressons-nous aujourd’hui non pas à qui décide de ce qui est beau mais au beau en lui-même. Sur un site consacré en bonne partie au relooking et au lifestyle, ce n’est pas surprenant. La seule chose vraiment surprenante, c’est de ne pas y avoir pensé avant.

Reprenons les 10 principes du « bon design » (remplacé ci-après) par beau, rédigés dans les années 80 par Dieter Rams, architecte de formation puis designer chez Braun à la grande époque de la marque (c’est à dire avant qu’elle ne réduise l’essentiel de son activité à la production de rasoirs électriques), et dont le travail fait aujourd’hui l’objet d’une rétrospective à l’échelle mondiale.

Le beau est innovant

Aussi tentant soit-il de conclure le contraire, les possibilités d’innovation ne sont pas épuisées. Le principal intérêt du développement technologique est d’offrir de nouvelles opportunités pour des concepts novateurs. Mais ce design novateur doit se développer de concert avec les technologies innovantes. Le design n’est pas une fin en lui-même.

Le beau rend le produit utile

Un produit est acheté pour être utilisé. Il doit répondre à certains critères, pas seulement d’ordre fonctionnel, mais également d’ordre psychologique et esthétique. Le bon design met en valeur l’utilité d’un produit et ignore tout ce qui pourrait l’en détourner.

Le beau est esthétique

La qualité esthétique d’un produit fait partie intégrante de son utilité, parce que les produits que nous utilisons tous les jours affectent notre personne et notre bien-être. Mais seuls les objets bien exécutés peuvent être beaux.

Le beau le produit compréhensible

Il clarifie la structure du produit. Mieux, il peut faire parler le produit. Mieux encore, il est tel que les explications sont superflues.

Le beau est discret

Les produits qui répondent à un objectif sont comme des outils. Ce ne sont ni des objets décoratifs ni des œuvres d’art. Leur design doit donc être à la fois neutre et retenu, afin de laisser la place à l’expression de la personnalité de l’utilisateur.

Le beau est honnête

Il ne rend pas un produit plus innovant, puissant ou précieux qu’il ne l’est en réalité. Il n’essaie pas de manipuler le consommateur avec des promesses qui ne sauraient être tenues.

Le beau est durable

Il évite d’être à la mode et par conséquent ne semble jamais démodé. À la différence du design à la mode, il dure de nombreuses années – même dans la société actuelle où l’on jette facilement.

Le beau est précis, jusque dans les moindres détails

Rien ne doit être arbitraire ni laissé au hasard. Le soin et la précision dans le processus de design traduisent le respect envers le consommateur.

Le beau est respectueux de l’environnement

Le design contribue de façon importante à la protection de l’environnement. Il préserve les ressources et minimise la pollution, tant physique que visuelle, tout au long du cycle de vie du produit.

Moins, mais mieux (au lieu de less is more)

Dieter Rams souligne la distinction entre le paradigme de conception quotidiennement régurgité dans l’industrie du design: « Less is more » et recommande à la place son propre paradigme: « Moins, mais avec la meilleure exécution », notant que cette approche favorise les principes fondamentaux de chaque produit et donc elle évite tout ce qui n’est pas essentiel. Le résultat idéal est des produits avec la plus grande pureté et simplicité.

Qu’en pensez-vous ? Retrouvez-vous vos objets / vêtements / produits préférés dans cette définition de la beauté ?

Stéphane

Source : www.vitsoe.com/fr/about/dieterrams/gooddesign

C'est pour remettre à l'honneur la transmission père-fils que Stéphane Edouard s'était donné pour but d'en faire son premier livre. Devant la fin de non-recevoir de son éditeur, il l'eut mauvaise et nourrit l'espoir d'un site où les hommes pourraient se rappeler les savoirs oubliés qui définissaient la masculinité. Au passage il en profiterait aussi pour partager sa passion pour la haute- fidélité des années 70, le Mercedes Classe G et la cuisson des pâtes fraîches qui doit se terminer dans la sauce (et non l'inverse).